La coalition au pouvoir, armée du nouveau mitak (code) communal, met la main dans la pâte de la gestion des affaires de notre ville avide de changement. Ne vient elle pas de sortir de cette catastrophe naturelle qui a menacé toutes les infrastructures .Les ONG de la ville disaient, fort bien, que les inondations ont mis à nu les politiques suivies jusqu'à présent sur le plan organisationnel et sur le plan de la gestion des affaires courantes, les affaires des citoyens. En effet, la ville souffre, en plus, du chômage, de la précarité, de l'isolement, bref de la dégradation sur tous les plans économico-sociaux dans le sillage d'inéluctablement ruralisation. Grave situation remarque t- on au vue du cahier de doléances et revendications; projet de recrutements, promesses de soutien aux constructions d'habitats suite aux inondations, restructuration des canaux d'assainissement, aménagement de l'infrastructure sanitaire et des quartiers pauvres. Tout cela nécessite en urgence un plan de mise à niveau où tous les secteurs sont à promouvoir, tous les opérateurs sociaux et économiques sont à mobiliser. C'est à un véritable défi auquel doit s'atteler la nouvelle équipe au conseil municipal .La ville attend avec patience mais avec une pointe d'inquiétude, surtout que le nouveau Mitak accorde plus de pouvoir au président du conseil sans pour autant changer d'un iota la tutelle dont joui les autorités locales et provinciales .Qu'attend-on ? La bonne gouvernance est le leit motive de nos jours. La bonne gouvernance en administration comme en gestion des affaires courantes des citoyens dans le sens que tout un chacun y trouve ses droits sans gène ni un quelconque intermédiaire .Les problèmes de déchets ménagers, de l'assainissement, de santé , de travail ,des certificats administratifs et des espaces verts nécessaires non seulement à l'esthétique de la ville mais aux poumons de nos pauvres citoyens menacés des asthmes et autres maladies de la peau , constituent les clés de voûte dans l'agenda du conseil municipal .Tous ces secteurs bien que rentrant dans les prérogatives du conseil municipal ne forment en fait que le côté « traditionnel » qui ne doit aucunement « cacher » ses responsabilités comme facteur de développement ; et c'est là que le bat blesse parce qu'il touche le fond des élections mêmes pour doter la ville d'une équipe susceptible par le biais d'une stratégie globale de développement durable, de la guide vers des lendemains meilleurs. La question à poser est celle–ci : est ce que la nouvelle équipe élue trouvera les idées et les moyens pour relever le défi, est elle capable dans les circonstances actuelles changer le cap dans le sens de la promotion de notre petite ville promue en nouvelle province au c½ur du Gharb ? En attente du plan stratégique du développement communal le conseil communal s'attaque aux « choses » administratives en commençant par l'application des règles et statuts en rigueur (présence dans les bureaux ; contrôle et rentabilité ; chasse aux fonctionnaires fantômes ; nouvelle répartition des taches ; réhabilitation des dépôts et matériel etc.) en réponse certainement aux « agissements » et manquements de l'ex-conseil sous la présidence de l'Uspiste Machrouhi Kaddour, caractérisés de populistes et en réponse également aux syndicats qui ont appelé à la grève début juillet. Les indices ne manquent pas pour souligner du nouveau sur la place urbaine montrant qu'une nouvelle gouvernance se met en place évinçant l'ancienne gouvernance dite Usfpiste. Tend–on vers une gouvernance technocratique par les élections dites démocratiques
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